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Que vaut REST face à son nouveau challenger GraphQL ?


GraphQl Challenger de RestFull

Que vaut REST face à son nouveau challenger GraphQL ?

Introduction

Depuis des années, REST (Representational State Transfer) s’est forgé une place de premier ordre parmi les styles architecturaux les plus utilisés et a été adopté par de nombreux développeurs et est, aujourd’hui, considéré comme le moyen traditionnel d'envoyer des données via HTTP.
GraphQL, d'autre part, est généralement présenté comme une technologie révolutionnaire pour remplacer les API REST héritées. Quelles sont les approches de ces deux technologies ? Leurs points forts et leurs limites ? GraphQL est-il réellement le remplaçant de REST ?

REST

L’élément pivot de REST est la ressource. Une API REST comprend un endpoint propre à chaque ressource, avec des méthodes de requêtes HTTP différentes. Si on prend exemple sur l’API d’un blog, avec deux ressources, l’une pour les auteurs, l’autre pour les articles. L’endpoint pour chaque ressource peut suivre le pattern suivant : METHOD /blog/ressource/id

Et donc par extension, afin de parcourir la liste des articles, il faut passer une requête GET, par exemple : GET /blog/articles

De même, pour obtenir un article spécifique, il faut donc ajouter la ressource ID à l’endpoint, exemple : GET /blog/api/articles/1 Avantages

  • Les API REST sont très optimisées pour les opérations standard (create, read, update, delete - CRUD) et peuvent être facilement effectuées pour chaque ressource. Avec REST, chaque méthode a donc son utilité : PATCH pour mettre à jour, POST pour un ajout et DELETE pour supprimer.
  • REST est évolutif. L'architecture dissocie le client et le serveur, ce qui permet aux développeurs de faire évoluer les produits et les applications indéfiniment sans trop de difficultés.
  • Les API REST offrent une grande flexibilité. En pratique, comme les données ne sont pas liées à des ressources ou des méthodes, REST est capable de gérer différents types d'appels et de renvoyer différents formats de données. Cela permet aux développeurs de créer des API qui répondent aux besoins spécifiques du client.
Limites
  • Toutes les applications ne nécessitent pas le recours à une structure CRUD, et certaines opérations qui impliquent de grands jeux de données peuvent rompre avec l’aspect structuré de REST.
  • Les ensembles de données combinés nécessitent plusieurs allers-retours client-serveur ce qui augmente la charge de travail et rallonge le temps de réponse.
  • Les clients ne peuvent demander des données qu'en touchant des endpoint qui renvoient des structures de données fixes. Pour cette raison, ils ne peuvent pas obtenir exactement ce dont ils ont besoin et font face à des cas d’over-fetching ou d’under-fetching : le téléchargement de plus (over) ou pas assez (under) d’informations que ce dont l’application a réellement besoin.

GraphQL

Comparé à REST et son modèle structuré basé sur les ressources, GraphQL adopte une approche différente et plus flexible. La principale différence entre GraphQL et REST est que GraphQL ne traite pas de ressources dédiées. Au lieu de cela, tout est considéré comme un graphe interconnecté à d’autres graphes. Si l’on reprend le fonctionnement du blog, avec GraphQL, chaque requête peut être effectuée sur un endpoint, les actions et les données étant définies par la requête elle-même : GET /blog?query= article(id:\1) title, content } }

Cette requête demande à l’API de lister un article ayant pour ID 1 et de retourner le titre et le contenu associé.

Le même endpoint peut aussi être utilisé pour effectuer d’autres actions au sein de l’API appelées mutations. Ce sont des méthodes prédéfinies pouvant être appelées par le client : POST /blog?mutation= updateArticle(id: \1, title: \new title) title, content } } Avantages

  • GraphQl a été pensé pour pouvoir condenser les multiples requêtes de REST en une seule, elle est donc optimisée pour l’échange de grands paquets de données et permettre des temps de réponse plus court dans ce genre de cas, mais surtout limiter les cas d’over-fetching ou d’under-fetching.
  • Utile pour minimiser les modifications d’une montée de version, lorsque les ressources et les schémas de données sont modifiés dans l’API.
  • GraphQL définit les capacités des API à l'aide d'un système de typage fort qui indique essentiellement au client comment il peut accéder aux données. Ainsi, les équipes front-end et back-end connaissent la structure des données et peuvent donc travailler de manière indépendante.
Limites
  • GraphQL utilise un seul endpoint au lieu de suivre la spécification HTTP pour la mise en cache et donc ne l’utilise pas. La mise en cache au niveau du réseau est importante car elle peut réduire le trafic vers un serveur ou conserver les données fréquemment consultées à proximité du client via CDN.
  • Elle ajoute de la complexité (des types, des requêtes, des résolveurs) à des choses qui pourraient être effectuées beaucoup plus simplement avec REST et n’est donc pas adapté aux applications simples.
  • GraphQL permet aux utilisateurs de personnaliser leurs requêtes pour obtenir les informations qu’ils souhaitent, une API GraphQL doit donc être soigneusement conçue. Pour cela, il vaut mieux parfois utiliser les appels structurés de REST que GraphQL, car si l’on ne fait pas attention, quelques grosses requêtes peuvent mettre le serveur à genou.

Pour conclure

Au-delà des avantages et des inconvénients de REST et de GraphQL, il convient de remarquer que ces deux architectures sont complémentaires et compensent les limites de l’autre. Chez Efficience IT, nous l’avons très bien compris et elles font parties intégrante de notre stack technique, dans le but de proposer à nos clients des solutions personnalisées et optimisées à leurs problèmes.

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